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Oublié N° 3 Julien Malardenti Julien Malardenti a longuement regardé la peinture baroque et, plus particulièrement, celles des maniéristes et du Tintoret. Elle irrigue ses productions, qu’elles soient en noir et blanc ou en couleur, sur toile ou sur papier. Ses figurations du corps humain, d’animaux, de drapés, de paysages, de natures mortes ou de mobilier ne sont pas des reproductions de ces éléments mais des élaborations d’images qui mêlent réalité, souvenirs et fantasmes. Elles subissent des déformations qui s’affranchissent délibérément des conventions de la représentation et de l’harmonie, au seul profit de l’incarnation de ses états émotionnels, de son expérience plus ou moins cruelle ou désabusée de la vie. La figure de l’homme et l’évocation de son environnement y sont fréquents mais toujours transformés par la leçon des épreuves et sensations du propre corps de l’artiste, passés au crible de règles occultes dont seul il a la clé. Cette combinaison de distanciation et d’appropriation confère à ses images une présence autre, une aura, au sens où Walter Benjamin l’entendait. Des sujets sans intérêt intrinsèque se muent ainsi en acteurs d’un autre-côté-du-miroir irréel, improbable, intouchable, énigmatique… |
LD